Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (Les TCC) et la parentalité : apaiser la charge mentale
- Myriam RIVIERE

- 21 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 déc. 2025

Il y a quelque chose que tous les parents connaissent, même s’ils n’en parlent pas toujours : cette impression de penser trop, ressentir trop, réagir trop — souvent dans la même journée.
Entre les obligations, les imprévus, le manque de sommeil, les émotions des enfants, les rendez-vous, la charge mentale et tout ce qui ne se voit pas…Le quotidien peut vite devenir bruyant à l’intérieur.
Et c’est là que les TCC peuvent vraiment aider.
👉 “L’association entre les TCC et la parentalité est particulièrement pertinente, car cette approche aide à comprendre ce qui se joue en soi avant que le quotidien ne déborde.”
Parce qu’avant d’être un parent, vous êtes une personne et cette personne a besoin de comprendre ce qui se passe en elle pour pouvoir respirer à nouveau.
Pourquoi les TCC et la parentalité fonctionnent si bien ensemble
Ce qui rend les TCC si adaptées à la parentalité, c’est leur simplicité.
Les TCC ne sont pas une thérapie abstraite.
Elles ne demandent pas d’analyser toute votre enfance ni de devenir un parent parfait.
Elles répondent à ce que vit un parent au quotidien :
“Je réagis trop vite.”
“Je culpabilise après coup.”
“Je me sens dépassé(e).”
“Je ne comprends plus mes émotions.”
“Je n’arrive plus à prendre du recul.”
Les TCC apportent :
de la clarté,
de la structure,
du concret,
de l’apaisement.
Elles remettent du sens là où tout est embrouillé.
2. Pensées – émotions – réactions : le mécanisme invisible que les parents vivent sans le savoir
Une des grandes forces des TCC, c’est d’expliquer quelque chose que tous les parents vivent… sans jamais mettre de mots dessus.
👉 Nos pensées influencent nos émotions.
👉 Nos émotions influencent nos réactions.
👉 Et nos réactions influencent le climat familial.
Exemple :
Un parent pense :“Je n’y arrive pas, je suis nul(le).”
Cette pensée génère une émotion :→ tristesse, stress, irritabilité.
Cette émotion entraîne une réaction :→ on s’énerve plus vite, on se ferme, on se sent coupable.
Et la culpabilité… relance la pensée de départ.
C’est un cercle, souvent silencieux, toujours épuisant.
Les TCC ne culpabilisent pas ce cercle.
Elles l’éclairent.
Elles montrent ce qu’il se passe en vous, pour vous aider à reprendre la main.
3. En quoi les TCC apaisent la charge mentale parentale
La charge mentale, ce n’est pas juste “penser à tout”.
C’est penser à tout, tout le temps, avec une intensité émotionnelle qui finit par user de l’intérieur.
Les TCC permettent :
d’identifier ce qui pèse réellement
de comprendre pourquoi certaines situations déclenchent plus fort
de baisser l’intensité émotionnelle
de sortir des pensées en boucle
d’apaiser les réactions “trop fortes pour ce qu’elles sont”
de retrouver un espace intérieur pour soi
d’apprendre à respirer avant de déborder
Et surtout :elles permettent de se comprendre soi-même, ce qui est souvent la clé pour retrouver son calme.
4. Les TCC ne cherchent pas à “améliorer” le parent — elles l’aident à se retrouver
C’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur.
Les TCC ne sont pas une thérapie de performance.
❌ Elles ne disent pas :“Réagissez mieux.”“Gérez mieux.”“Soyez plus patient.”
Elles disent :
✔ “Comprenons ce qu’il se passe en vous.”
✔ “Voyons ce qui vous touche vraiment.”
✔ “Trouvons des clés pour alléger votre intérieur.”
✔ “Faisons de la place pour vous.”
Quand un parent commence à se retrouver, le reste suit naturellement.
La patience revient.
La charge mentale baisse.
Les réactions s’apaisent.
Le quotidien respire un peu plus.
Pas parce que vous devenez parfait(e),mais parce que vous êtes moins seul(e) dans ce que vous vivez.
5. Comment j’utilise les TCC dans mon accompagnement parental
Dans ma pratique, les TCC ne sont pas un protocole rigide.
Elles sont un support —un cadre doux, clair, apaisant, qui nous permet d’explorer ensemble ce qui se passe en vous.
Concrètement, cela signifie :
vous parlez,
je vous écoute profondément,
et ensemble, on met de la clarté sur ce qui pèse.
Puis, seulement si cela vous parle, on ajoute des outils simples et adaptés :
observation émotionnelle
identification des pensées en boucle
techniques d’apaisement du mental
petites actions réalistes
compréhension des schémas récurrents
désamorçage de la culpabilité
Je m’adapte à votre rythme.
À votre réalité.
À votre capacité du moment.
Parce qu’un parent qui s’oublie n’a pas besoin d’un protocole.
Il a besoin d’un espace pour se retrouver.
En conclusion
Si les TCC sont une approche qui aide tant les parents, c’est parce qu’elles parlent à ce qui se passe à l’intérieur, là où la charge mentale prend racine.
Elles permettent de :
remettre de la clarté
apaiser le mental
réapprendre à respirer
retrouver sa place
se reconnecter à soi
Tout simplement pour pouvoir dire :“Je ne vais peut-être pas parfaitement… mais je vais mieux.”
Et si vous êtes un parent qui s’oublie en silence, sachez une chose :
Vous n’avez plus à tout porter seul.Ici, vous pouvez déposer ce qui fait trop.


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