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5 idées fausses sur la thérapie (et la vérité)

une personne qui écrit

Quand on parle de thérapie, beaucoup de personnes hésitent à consulter, non pas par manque de besoin, mais parce qu’elles ont en tête des croyances erronées.


👉 Ces idées fausses sur la thérapie entretiennent la peur ou la méfiance, et empêchent parfois de franchir le pas.


Cet article vous propose de les déconstruire une à une, pour que vous ayez une vision claire, simple et rassurante de ce qu’est la thérapie – en particulier la thérapie cognitive et comportementale (TCC).


Idée reçue n°1 : “Il faut être fou pour aller en thérapie”


C’est sans doute l’une des idées fausses les plus répandues sur la thérapie.

Beaucoup associent encore le fait de consulter à une “folie”, à une maladie psychiatrique grave ou à une incapacité à gérer sa vie.


👉 En réalité, la thérapie s’adresse à toute personne qui souhaite aller mieux, même sans “gros trouble”.


  • Vous traversez une période de stress,

  • vous ruminez beaucoup,

  • vous vivez une perte de confiance,

  • ou vous voulez simplement mieux vous connaître.


La thérapie est un espace d’accompagnement et de progression, pas une étiquette de maladie.Chercher de l’aide est un signe de force et de courage, pas de faiblesse.


Idée reçue n°2 : “La thérapie dure des années”


Autre croyance fréquente : “Si je commence une thérapie, je vais être coincé pendant des années.”Cette vision est héritée de certaines approches comme la psychanalyse, qui peuvent s’inscrire dans le long terme.


👉 En TCC, c’est très différent : il s’agit d’une thérapie brève, généralement de quelques mois.On travaille sur un objectif précis, avec des outils concrets, et l’amélioration se fait sentir rapidement si les exercices sont pratiqués.


Par exemple :


  • Un accompagnement pour l’anxiété sociale peut durer 10 à 15 séances.

  • Un suivi sur le burn-out peut s’étaler sur quelques mois, le temps de retrouver énergie et équilibre.


💡 La thérapie n’est pas une dépendance : c’est un entraînement ciblé, qui vise à rendre la personne autonome avec ses outils.


Idée reçue n°3 : “J’ai peur de découvrir quelque chose de trop lourd”


Cette crainte est très fréquente : “Et si je découvre un trauma que je ne suis pas prêt à affronter ?”

👉 En réalité, la TCC avance pas à pas, à votre rythme.


  • Le but n’est pas de “tout déterrer” ou de remuer le passé de manière douloureuse.

  • L’objectif est de travailler sur vos symptômes présents : anxiété, ruminations, phobies, charge mentale.

  • Chaque étape est choisie et validée ensemble.


Si des éléments plus profonds apparaissent, ils sont accueillis avec douceur et peuvent être, si nécessaire, orientés vers une autre approche complémentaire. Mais rien n’est imposé.


👉 Le cœur de la TCC est de vous donner des outils pour avancer dans le présent, pas de vous plonger dans des souvenirs insupportables.


Idée reçue n°4 : “Le thérapeute va me juger”


Beaucoup hésitent à consulter par peur d’être jugés : “Et si je dis quelque chose de honteux ? Et si mes émotions paraissent ridicules ?”


👉 La vérité est toute autre : un espace thérapeutique est un lieu d’écoute sans jugement.Le praticien accueille vos pensées, vos émotions et vos comportements tels qu’ils sont, avec bienveillance et respect.


En TCC, on travaille comme en équipe : vous apportez votre expérience de vie, je vous propose des outils.Il n’y a pas de “bon” ou de “mauvais” patient, seulement des personnes en chemin vers un mieux-être.


Idée reçue n°5 : “En thérapie, on ne fait que parler”


Autre mythe courant : imaginer la thérapie comme un endroit où l’on vient “vider son sac”, sans que rien ne change vraiment.


👉 En TCC, c’est tout l’inverse.

  • Oui, on parle, pour comprendre vos mécanismes.

  • Mais surtout, on agit : exercices concrets, expositions progressives, techniques de respiration, restructuration des pensées.


Chaque séance prépare le terrain, mais c’est dans votre quotidien que les outils prennent vie.On dit souvent que la thérapie, c’est 20 % en cabinet et 80 % dans la vraie vie (voir article sur le blog à ce sujet).

👉 C’est cette dynamique active qui permet des changements rapides et durables.


Conclusion : sortir des idées fausses sur la thérapie


Ces idées fausses sur la thérapie freinent encore beaucoup de personnes à franchir le pas.

En réalité, la thérapie n’est pas réservée à “quelques cas graves”.

C’est un chemin accessible, concret et sécurisant, qui aide à avancer pas à pas.

✨ Consulter, ce n’est pas un signe de faiblesse : c’est une démarche de soin, de courage et de responsabilité envers soi-même.

👉 Vous hésitez encore ? Le plus simple est d’en parler ensemble.

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