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Je n’en fais jamais assez : la pensée qui épuise les mamans (et comment l’alléger)

une mamans avec son fils

Il y a une phrase que j’entends très souvent, et qui fait des dégâts silencieux chez beaucoup de mamans.

Une phrase qui ne crie pas, mais qui pèse.

Une phrase qui donne l’impression qu’on doit toujours faire plus, mieux, plus vite.

Cette phrase, c’est : “je n’en fais jamais assez.”

Et le piège, c’est qu’elle a l’air vraie.

Quand on est maman, il y a toujours quelque chose à faire : un biberon, un repas, un bain, une lessive, un rendez-vous, une réaction à gérer, une nuit coupée, une maison qui se dérègle…

La liste ne se termine jamais.

Donc votre cerveau conclut : “je n’en fais pas assez”.

Sauf que ce n’est pas une conclusion.

C’est une pensée automatique.

Et elle a un effet très concret : elle vous épuise, elle vous culpabilise, et elle vous vole vos moments de respiration.

Aujourd’hui, je vous propose un petit “décryptage” façon TCC : simple, humain, sans jargon.

L’objectif n’est pas de vous convaincre que “tout va bien”.

L’objectif, c’est de vous aider à remplacer cette phrase par une phrase plus juste.

Une phrase qui vous soutient au lieu de vous écraser.


Ce que cette pensée vous fait vraiment (même si vous ne vous en rendez pas compte)


Quand votre cerveau répète “je n’en fais jamais assez”, il ne fait pas que commenter votre journée.

Il programme votre état intérieur.

Souvent, ça donne :


  • une tension permanente (“je dois continuer”)

  • de la culpabilité dès que vous vous posez

  • une incapacité à savourer ce que vous faites déjà

  • une fatigue mentale qui ne se repose jamais

  • et parfois, une irritabilité qui vous surprend


Parce qu’à force de vous demander l’impossible, vous finissez par craquer.

Et après… vous vous jugez encore plus.

C’est un cercle.

Et je vous le dis très clairement : cette pensée ne vous rend pas “meilleure maman”.

Elle vous rend plus dure avec vous-même.


D’où vient “je n’en fais jamais assez” ?


Très souvent, cette pensée naît de 3 choses (qui peuvent se mélanger) :


  1. Un standard impossible

    Vous avez quelque part en vous une image de la “bonne maman” : disponible, patiente, organisée, joyeuse, stimulante, calme.

    Et forcément… vous ne pouvez pas être ça 24h/24.


  2. Une charge mentale infinie

    La charge mentale a une particularité : elle donne l’impression que votre travail est invisible.

    Vous anticipez, vous organisez, vous tenez.

    Mais comme ce n’est pas “visible” comme un objet, vous n’avez jamais la sensation d’avoir fini.


  3. Une confusion entre valeur et performance

    Vous vous jugez comme si votre valeur dépendait de tout ce que vous faites.

    Comme si “se reposer” était un défaut. Comme si “souffler” devait être mérité.


Et là, on touche un point important : cette pensée n’est pas un signe que vous êtes exigeante “par plaisir”.

C’est souvent un signe que vous êtes en insécurité intérieure : votre cerveau croit qu’il doit tout contrôler pour que tout tienne.


Quand votre enfant en demande toujours plus, cette pensée s’accroche encore plus fort


Et si vous avez en plus un enfant très demandeur, la pensée “je n’en fais jamais assez” s’accroche encore plus fort.

Parce que quand votre enfant en demande toujours plus, votre cerveau interprète ça comme une preuve que vous devriez encore donner, encore répondre, encore tenir… même quand vous êtes déjà au maximum.

Si c’est votre cas, je vous conseille de lire aussi mon article : “Mon enfant en demande toujours plus : comment tenir sans vous épuiser (0–3 ans)”.

Vous y trouverez des repères concrets pour comprendre ce qui se joue et poser un cadre sans vous perdre.

Parce que non : une demande qui augmente ne veut pas dire que vous échouez.

Ça veut dire que la situation est intense.


Le piège TCC : le “tout ou rien” déguisé


Une des distorsions cognitives classiques derrière “je n’en fais jamais assez”, c’est le tout ou rien.

C’est-à-dire :

  • soit je fais beaucoup = je suis une bonne maman

  • soit je me pose = je suis une mauvaise maman

Comme si le repos annulait tout. Comme si une pause faisait de vous quelqu’un de “faible”.

Alors qu’en réalité : une maman qui se repose n’est pas une maman qui abandonne.

C’est une maman qui recharge.


L’exercice TCC : preuves POUR / preuves CONTRE


Je vous propose un mini exercice très simple. Prenez 2 minutes.

Sur une feuille (ou dans votre téléphone), écrivez :

“Je n’en fais jamais assez.”

Puis :

Preuves POUR

(Qu’est-ce qui vous fait croire ça ?)

Exemples :

  • “Je n’ai pas eu le temps de ranger.”

  • “J’ai donné un repas vite fait.”

  • “Je n’ai pas joué autant que je voulais.”

  • “J’ai crié.”

  • “Je suis fatiguée.”

Puis :

Preuves CONTRE

(Qu’est-ce qui montre que vous faites déjà beaucoup ?)

Écrivez des choses concrètes :

  • “Mon enfant a mangé.”

  • “Il a été lavé / changé / rassuré.”

  • “Je me suis levée malgré la fatigue.”

  • “J’ai géré une crise.”

  • “J’ai pensé à un rendez-vous.”

  • “J’ai essayé de faire au mieux.”

Ce que vous allez remarquer, très souvent, c’est que la colonne “contre” est plus longue. Mais votre cerveau ne la voit pas, parce qu’il scanne les manques, pas les réussites.


Remplacer la phrase (sans se mentir)


Le but n’est pas de remplacer par “je suis parfaite”.

Votre cerveau n’y croira pas.

Le but est de trouver une phrase plus juste.

Une phrase qui vous soutient au lieu de vous écraser.

Par exemple :

  • “Je fais ce que je peux avec l’énergie que j’ai.”

  • “Je n’ai pas besoin de tout faire.”

  • “Aujourd’hui, je vise le suffisant, pas l’idéal.”

  • “Je fais déjà beaucoup, même si tout n’est pas fini.”

Choisissez UNE phrase. Et répétez-la quand la culpabilité monte.


Un micro-pas concret : la règle des 3 indispensables


Les jours où vous sentez que tout déborde, vous allez simplifier.

Vous choisissez 3 indispensables, pas plus :

  1. sécurité et besoins de base (bébé + vous)

  2. un repas simple

  3. un micro-moment de récupération (5 à 20 minutes)

Et vous vous autorisez à dire : “le reste peut attendre”.

C’est un vrai outil d’hygiène mentale, parce que ça vous sort du “je devrais tout faire” pour vous remettre dans le réel.


Et si cette pensée tourne tous les jours : ce n’est pas un hasard


Si “je n’en fais jamais assez” revient en boucle, ce n’est pas juste une phrase.

C’est souvent un système :

  • peur de décevoir

  • peur d’être jugée

  • besoin de contrôle

  • culpabilité chronique

  • fatigue mentale

Et ça, ça se travaille. Pas avec une injonction à “lâcher prise”. Avec des outils concrets.

Si vous sentez que vous tournez en boucle dans ce “jamais assez”, une séance en visio peut vraiment aider à casser le mécanisme. Vous pouvez prendre rendez-vous en visio via Résalib.


Si la culpabilité est le bruit de fond : commencez doucement (gratuit)


Souvent, “je n’en fais jamais assez” est alimenté par la culpabilité.

Si vous sentez que cette culpabilité vous ronge, vous pouvez commencer en douceur avec mon gratuit Stop à la culpabilité : 3 audios (un pour comprendre, deux pour des techniques simples qui la font baisser).

Et si vous voulez rester en lien, j’envoie une newsletter une fois par semaine : courte, humaine, concrète, sans surcharge.


Conclusion


La pensée “je n’en fais jamais assez” n’est pas une vérité.

C’est une alarme.

Elle apparaît quand vous portez trop, souvent trop seule, et que votre cerveau essaie de tenir en vous poussant… encore.

Sauf que ce mode “survie” vous abîme.

Vous n’avez pas besoin de faire plus.

Vous avez besoin de vous parler mieux.

Et de vous soutenir davantage.


Si vous ressentez que vous avez besoin d’un soutien plus personnalisé pour sortir de ce cercle, je peux vous accompagner à votre rythme en visio (réservation via Résalib) ou à domicile. Et si vous voulez commencer en douceur, vous pouvez écouter le gratuit “Stop à la culpabilité” ou vous inscrire à ma newsletter



 
 
 

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